Bonjour tout le monde.
Dans ce vent, dans ce froid et dans cette pluie, l'on peut
choisir, si c'est possible, de rester bien au chaud chez soi, de se calfeutrer et de respirer en boucle mais ce que je préfère justement avec ce temps
c'est me promener dans cet air frais, laisser le souffle
dans mes cheveux (bonjour le démêlage ensuite !) et marcher dans les flaques d'eau, cela c'est mon plaisir basique de saison mais un cran supérieur est d'aller à la mer. Eh oui en cette
saison, quand il n'y a plus personne ou presque sur les plages, les pieds dans l'eau (oui, j'aime le froid), le sable fin qui vole partout, et avancer le long du bord de mer, pas n'importe quelle mer, non, la Mer du Nord, bien grise, bien
venteuse, bien vivante et si tentante. Alors je peux rester des heures à la regarder, si mouvante, si
changeante, si inspirante, si rafraîchissante (c'est le moins que l'on puisse en dire !) et quand le froid devient un peu trop mordant et que justement l'on mord sur la saison suivante, que l'automne se confondrait presque avec l'hiver, m'appelle une activité que j'adore par-dessus tout à la Mer (en plus de ne rien y faire) c'est chercher des coquillages.
Cela commence toujours de la même façon, je me dis "Cette fois, non, je ne ramène pas de coquillages, je ne les regarde même pas", et puis, eh bien
si, je jette un œil, j'en vois, je passe, et puis lentement sans même que je ne m'en rende compte mon corps se baisse, se plie en deux et me voilà le bras allongé, tendu vers LE coquillage qui m'a fait de l'œil… juste un, mes doigts le soulèvent et moi aussi, je le regarde de plus près et je l'emmène se faire rincer à l'eau salée, juste histoire de le voir un peu mieux, sous son plus beau jour et là je craque, je l'empoche, juste
lui, et je continue à marcher mais plus lentement à présent et je me retrouve de nouveau courbée en deux, sans l'avoir vue venir, avec d'autres coquillages, oh cette couleur, oh cette forme, oh quand j'étais petite, oh si rare, oh si fréquent, oh si oh là et me voilà, les poches pleines, le sac rempli,
oui j'en ai laissé pour les autres, pour vous si vous le voulez mais attention, quand on commence, c'est dur d'arrêter, croyez-moi, j'ai tout essayé et rien n'y fait.
Alors après précisément, j'en fais quoi ? Rien, la plupart du temps, je les amasse, vous savez, je suis un brin
collectionneuse mais souvent aussi je joue avec mes coquillages (eh oui
entre'temps ils sont devenus miens, c'est un accord entre la Mer du Nord et moi, j'ai le droit, en contrepartie je me suis engagée à m'y promener
quand les touristes, les vacanciers, les promeneurs du soleil la délaissent, moi je viens lui redire tout mon amour de ces belles plages abandonnées
en saisons froides). Et j'y joue comment ? Comme ceci
!
Masque en broche,
Série Coquillage
"Tourelle"
…
Ce masque, je l'ai baptisé ainsi car quand j'étais petite avec ma grand'mère, nous ramassions déjà des coquillages et je l'entends encore me répéter
"Cette fois, nous ne ramenons pas de coquillages…" mais oui, Mèmène, cette fois non ! Et puis un et encore un, un petit tour et en ritournelle, une tourelle de plus, elle était la première
à se baisser pour les ramasser. J'ai encore beaucoup beaucoup de ces coquillages de l'époque et grâce à
eux et à d'autres que je continue à ramasser j'ai réalisé ce masque qui me rappelle de si bons souvenirs que je vous les partage aujourd'hui avec grand plaisir.
Et dites-moi, vous, vous craquez aussi pour les coquillages ?
A bientôt,
Michou
P.S. Si vous souhaitez voir ou revoir d'autres masques-broches que j'ai réalisés, c'est par ici (click).